jeudi 4 février 2010

INTRODUCTION

De nos jours, pour le cancer du poumon, il est question de survie, mais pas de guérison.
En effet, le cancer du poumon (ou cancer bronchopulmonaire) est la première cause de décès chez l'homme et la cinquième cause chez la femme. Il existe, pour le soigner, différents types de traitements, dont la chimiothérapie, l'un des plus utilisés. Cependant, cette dernière connaît certaines limites.En quoi la chimiothérapie peut-elle se révéler insuffisante pour le traitement d'un cancer du poumon?
Pour répondre à cette interrogation, nous traiterons le sujet en trois parties: premièrement, nous présenterons le cancer du poumon, deuxièmement, la chimiothérapie et troisièmement, il sera question des insuffisances en lien avec la chimiothérapie.




mercredi 3 février 2010

LE CANCER DU POUMON

On distingue deux types de cancer du poumon:
- le cancer à petites cellules
- le cancer non à petites cellules


I- Le cancer du poumon à petites cellules-

Ce type de cancer est décelée par histologie, l'étude biologique de tissus vivants. Ces cancers ne sont pas opérables et sont divisés en deux groupes. Les cancers du poumon diffus et les cancers du poumon limités. Il existe une classification de ces cancers en différents types dans un ordre d'agressivité croissante. Le type I, ou carcinoïde typique, présente un bon pronostic, le type II, ou carcinoïde atypique, présente un diagnostique moins bon, enfin le type III, ou carcinome à petite cellules, est le pire pronostic du cancer du poumon du fait de sa très haute résistance à la chimiothérapie.


- Les cancers du poumon diffus -

Les cancers du poumon diffus sont ceux qui génèrent des métastases dans le reste du corps, principalement au cerveau. L'espérance de vie à cinq ans est très faible, moins de 5%. Cette forme de cancer représente les deux tiers des cancers du poumon à petites cellules et est très sensible à la chimiothérapie. Le traitement adopté est la chimiothérapie ainsi que de la radiothérapie. En l'absence de celui-ci la survie est de six semaines. Les cancers du poumon diffus peuvent être de type I, II ou III.


- Les cancers du poumon limités -

Les cancers du poumon limités restent centralisés au niveau des poumons et des bronches sans s'étendre aux autres organes. Ils représentent un tiers des cancers du poumon à petites cellules. L'espérance de vie sur cinq ans est légèrement supérieure à celle des cancers diffus. En effet elle est de 5%. La chimiothérapie est l'unique traitement possible. Sans soin, l'espérance de vie est estimée à trois mois. Tout comme les cancers diffus les cancers limités peuvent être des trois types de cancers à petites cellules.

Les traitements des cancers à petites cellules sont très limités et ne permettent que rarement une rémission du cancer. Les cancers du poumon à petites cellules représentent 20 à 25% des cancers du poumon.

lundi 1 février 2010

LE CANCER DU POUMON (suite)

II - Le cancer du poumon à non petites cellules-

Il est répertorié trois sortes de cancer du poumon à non petites cellules: les adénocarcinomes, les carcinomes épidermoïdes et les carcinomes à grandes cellules.

Dans un premier temps et dans les deux cas de cancers à non petites cellules il est important de faire passer au patient un scanner thoraco-abdominal pour déterminer si le cancer est localisé ou métastatique. On peut alors déterminer le stade du cancer.

Dans le cas d'un cancer localisé, généralement du stade I au stade IIB, le traitement indiqué est la chirurgie qui consiste la meilleure chance de survie. Les taux de survie à cinq ans, pour les cancers de stade I à IIB sont en moyenne de 50%.

En revanche, dans le cas d'un cancer métastatique, stade III à IV, la chirurgie n'est plus possible et donc les traitements recommandés sont la chimiothérapie associée à de la radiothérapie pour les cancers de stade III et de la chimiothérapie seule dans les cas de stade IV. Le taux de survie à cinq ans est de 12% environ.


- Les carcinomes épidermoïdes -

Ils représentent 55% des cancers du poumon. Il est généralement situé près d'un bronche principale. Cette sorte de tumeur est composée de tissus nécrosé et son développement n'est pas très rapide. Cette sorte de cancer du poumon à non petites cellules peut-être localisée ou non puisqu'elle évolue du stade I au stade IV.


- Les adénocarcinomes -

Ils sont moins fréquent que les carcinomes épidermoïdes mais représentent tout de même 20% des cancers du poumon. Elle est la forme la plus fréquentes chez les personnes non-fumeur et se développe dans les tissus périphériques des poumons. Tout comme les carcinomes épidermoïdes cette forme de cancer du poumon peut-être localisée ou métastatique.


- Les carcinomes à grandes cellules -

Ce type de cancer est assez rare, en effet elle ne représente que 5% des cancers du poumon à non petites cellules. Ce sont des tumeurs très malignes et sont quasiment aussi nocives que les tumeurs des cancers à petites cellules. Les carcinomes à grandes cellules peuvent être de stade I à IV.

Ainsi les cancers du poumon à non petites cellules se divisent en trois catégories et leurs traitements se fait en fonction du moment où est diagnostiqué le cancer. Ils représentent environ 80% des cancers du poumon.


Les différents stades de cancer du poumon non à petites cellules


vendredi 29 janvier 2010

LA CHIMIOTHERAPIE DU CANCER DU POUMON

Traiter un patient par chimiothérapie signifie utiliser des substances médicamenteuses (ou drogues), par voie sanguine ou orale, dans le but de soigner un cancer. La chimiothérapie présente l'avantage de pouvoir atteindre des zones métastatiques dans tout l'organisme qui seraient inaccessibles par les voies chirurgicales ou radiothérapeuthiques.
Avant d'avoir recours à une chimiothérapie, il est nécessaire d'effectuer une prise de sang afin d'évaluer les risques encourus par le patient.

I- Les drogues

Les drogues utilisées bloquent la division et la prolifération des cellules cancéreuses et entraînent leur mort. Il a été prouvé scientifiquement qu'utiliser deux drogues était meilleur pour le patient qu'en utiliser trois car avec trois drogues il y a beaucoup plus de toxicité et donc plus d'effets secondaires.

La drogue la plus utilisée pour traiter le cancer du poumon est la cisplatine (CDDP), associée à une autre drogue. Cette drogue est la plus efficace en termes de survie ( huit mois). Cependant, certains patients ne supportent pas la cisplatine. On la remplace donc par une autre drogue à base de platine, la carboplatine (CBP). La carboplatine est beaucoup plus soluble que la cisplatine, elle entraîne donc une plus faible toxicité rénale. Malheureusement, elle est moins efficace que la cisplatine, la survie du patient est donc diminuée.












Structure chimique de la carboplatine



Structure chimique de la cisplatine




II- Différents types de chimiothérapie

La chimiothérapie néo-adjuvente est utilisée, au cas par cas, avant une chirurgie afin de diminuer le volume de la tumeur et ainsi rendre l'opération plus aisée.
La chimiothérapie adjuvente est une chimiothérapie anti-récidive. Elle est utilisée chez les patients victimes d'un envahissement des ganglions.
On appelle chimiothérapie concomitante, une chimiothérapie proposée en parallèle d'une radiothérapie.


Malgré ses vertus pour traiter le cancer, la chimiothérapie peut être néfaste pour l'organisme car en plus d'entraîner la mort des cellules cancéreuses, elle affecte aussi les cellules saines.

jeudi 28 janvier 2010

LES INSUFFISANCES LIEES A LA CHIMIOTHERAPIE

Il faut savoir que les effets secondaires liés à la chimiothérapie sont fréquents, mais pas systématiques. De plus, chaque type de chimiothérapie a ses propres effets secondaires mais un certain nombre sont généralisés à toutes les chimiothérapies.
D'abord, les médicaments de chimiothérapie n'agissent pas seulement sur les cellules cancéreuses mai aussi sur toutes les cellules du corps. Les organes les plus sensibles à ces médicaments sont les muqueuses (notamment la bouche), les nerfs et la moelle. La moelle étant le siège de la production de globules blancs, globules rouges et plaquettes, ces trois cellules sanguines, indispensables à la survie, voient leur nombre diminuer fortement au cours d'une chimiothérapie. Notamment, la chimiothérapie du cancer à petites cellules est très toxique pour les globules blancs.
L'action des médicaments contre le système nerveux peut parfois entraîner une surdité chez le patient.
Il ne faut pas oublier aussi les effets secondaires plus "communs" dûs à une chimiothérapie, qui comprennent, entre autres, la chute des cheveux et/ou des poils (alopecie) partielle ou totale, une grande fatigue, une insuffisance rénale ou encore des nausées.

Nous pouvons aussi compter dans les insuffisances le fait que pour le cancer non à petites cellules, il n'y a jamais de réponse complète au traitement de chimiothérapie, c'est-à-dire que l'on ne peut pas guérir un cancer non à petites cellules, on ne peut que diminuer le volume de la tumeur. Pour le cancer à petites cellules, il y a parfois des réponses complètes mais la tumeur récidive très rapidement, au maximum quatre mois après la fin du traitement.

Dans le cas des cancers métastatiques (stade IV), la chimiothérapie n'est pas toujours bénéfique, il arrive en effet qu'au lieu d'améliorer les conditions de vie du patient, elle aie l'effet inverse. De plus, l'utilisation incorrecte d'un traitement lourd peut être une cause de morbidité précoce ou accroître les souffrances du patient.

Pour résumer, la chimiothérapie connait quelques limites telles des effets secondaires assez nombreux et jamais de réponse complète au traitement (donc les patients ne peuvent pas guérir).

CONCLUSION

Pour résumer, nous pouvons dire qu'il existe deux grands types de cancer du poumon: le cancer non à petites cellules, soigné par chimiothérapie à partir du stade IIB de la classification TNM, et le cancer à petites cellules, inopérable donc toujours soigné par chimiothérapie (parfois associée à de la radiothérapie). La chimiothérapie est, elle aussi, divisée en deux catégories: chimiothérapie néo-adjuvente et la chimiothérapie adjuvente. Malheureusement, la chimiothérapie se révèle insuffisante pour le traitement d'un cancer du poumon car l'on ne parvient pas à guérir un cancer du poumon, la survie des patients est donc de très courte durée. De plus, les nombreux effets secondaires causés par un traitement entraînent parfois une grande altération de l'état général du patient, ainsi qu'une grande fatigue.
Ainsi, la meilleure chance de survie du patient à un cancer du poumon reste la chirurgie; elle n'est cependant possible que jusqu'au stade IIA pour un cancer non à petites cellules et impossible pour un cancer à petites cellules.