vendredi 29 janvier 2010

LA CHIMIOTHERAPIE DU CANCER DU POUMON

Traiter un patient par chimiothérapie signifie utiliser des substances médicamenteuses (ou drogues), par voie sanguine ou orale, dans le but de soigner un cancer. La chimiothérapie présente l'avantage de pouvoir atteindre des zones métastatiques dans tout l'organisme qui seraient inaccessibles par les voies chirurgicales ou radiothérapeuthiques.
Avant d'avoir recours à une chimiothérapie, il est nécessaire d'effectuer une prise de sang afin d'évaluer les risques encourus par le patient.

I- Les drogues

Les drogues utilisées bloquent la division et la prolifération des cellules cancéreuses et entraînent leur mort. Il a été prouvé scientifiquement qu'utiliser deux drogues était meilleur pour le patient qu'en utiliser trois car avec trois drogues il y a beaucoup plus de toxicité et donc plus d'effets secondaires.

La drogue la plus utilisée pour traiter le cancer du poumon est la cisplatine (CDDP), associée à une autre drogue. Cette drogue est la plus efficace en termes de survie ( huit mois). Cependant, certains patients ne supportent pas la cisplatine. On la remplace donc par une autre drogue à base de platine, la carboplatine (CBP). La carboplatine est beaucoup plus soluble que la cisplatine, elle entraîne donc une plus faible toxicité rénale. Malheureusement, elle est moins efficace que la cisplatine, la survie du patient est donc diminuée.












Structure chimique de la carboplatine



Structure chimique de la cisplatine




II- Différents types de chimiothérapie

La chimiothérapie néo-adjuvente est utilisée, au cas par cas, avant une chirurgie afin de diminuer le volume de la tumeur et ainsi rendre l'opération plus aisée.
La chimiothérapie adjuvente est une chimiothérapie anti-récidive. Elle est utilisée chez les patients victimes d'un envahissement des ganglions.
On appelle chimiothérapie concomitante, une chimiothérapie proposée en parallèle d'une radiothérapie.


Malgré ses vertus pour traiter le cancer, la chimiothérapie peut être néfaste pour l'organisme car en plus d'entraîner la mort des cellules cancéreuses, elle affecte aussi les cellules saines.

2 commentaires:

Vivianne a dit…

Bonsoir,
Vous écrivez que la cisplatine entraîne une toxicité rénale, est-ce toujours le cas et peut-on l'éviter?

Hélène, Pauline, Damien 1èreS a dit…

Bonsoir Vivianne,
Actuellement la cisplatine entraîne une toxicité des reins. Malheureusement, et même si tous les patients ne réagissent pas de la même façon, c'est toujours le cas. On ne peut l'éviter car les reins font partie des organes qui éliminent la cisplatine de l'organisme après chimiothérapie.