mercredi 3 février 2010

LE CANCER DU POUMON

On distingue deux types de cancer du poumon:
- le cancer à petites cellules
- le cancer non à petites cellules


I- Le cancer du poumon à petites cellules-

Ce type de cancer est décelée par histologie, l'étude biologique de tissus vivants. Ces cancers ne sont pas opérables et sont divisés en deux groupes. Les cancers du poumon diffus et les cancers du poumon limités. Il existe une classification de ces cancers en différents types dans un ordre d'agressivité croissante. Le type I, ou carcinoïde typique, présente un bon pronostic, le type II, ou carcinoïde atypique, présente un diagnostique moins bon, enfin le type III, ou carcinome à petite cellules, est le pire pronostic du cancer du poumon du fait de sa très haute résistance à la chimiothérapie.


- Les cancers du poumon diffus -

Les cancers du poumon diffus sont ceux qui génèrent des métastases dans le reste du corps, principalement au cerveau. L'espérance de vie à cinq ans est très faible, moins de 5%. Cette forme de cancer représente les deux tiers des cancers du poumon à petites cellules et est très sensible à la chimiothérapie. Le traitement adopté est la chimiothérapie ainsi que de la radiothérapie. En l'absence de celui-ci la survie est de six semaines. Les cancers du poumon diffus peuvent être de type I, II ou III.


- Les cancers du poumon limités -

Les cancers du poumon limités restent centralisés au niveau des poumons et des bronches sans s'étendre aux autres organes. Ils représentent un tiers des cancers du poumon à petites cellules. L'espérance de vie sur cinq ans est légèrement supérieure à celle des cancers diffus. En effet elle est de 5%. La chimiothérapie est l'unique traitement possible. Sans soin, l'espérance de vie est estimée à trois mois. Tout comme les cancers diffus les cancers limités peuvent être des trois types de cancers à petites cellules.

Les traitements des cancers à petites cellules sont très limités et ne permettent que rarement une rémission du cancer. Les cancers du poumon à petites cellules représentent 20 à 25% des cancers du poumon.

5 commentaires:

Cécile a dit…

Bonjour,
Si les cancers du poumon à petites cellules ne représentent que 20 à 25% de la totalité des cancers du poumon, quelles sont les autres formes?

Hélène, Pauline, Damien 1èreS a dit…

Bonjour Cécile,
En effet étant donné que les cancers à petites cellules représentent environ un quart des cancers du poumon, il existe une autre forme de cancer. Je t'invite à consulter le prochaine article du blog sur les cancers du poumon à non petites cellules qui répondra à ta question.

Jacques a dit…

Bonsoir, dans la classification des cancers selon leur agressivité, il est question de carcinomes à petites cellules, de carcinoïdes typiques et atypiques, pouvez vous expliquer ce que c'est?
Merci.

Hélène, Pauline, Damien 1èreS a dit…

Bonsoir Jacques,
Il est vrai que le vocabulaire employé est scientifique et médical et n'est pas très compréhensible.
Les carcinoïdes sont des tumeurs qui peuvent être aussi bien bénignes ou malignes généralement d'un petit volume. Elles se développent souvent dans les muqueuses digestives et parfois dans les bronches comme c'est le cas des cancers du poumon.
Les carcinomes quand à eux sont des tumeurs développées à partir des tissus d'un épithélium, tissu fondamental formant soit un revêtement interne (en surface d'une muqueuse) soit une glande soit un revêtement externe (en surface de la peau). Les carcinomes sont des tumeurs dues à un amas de cellules soudées.

Christine Reynaud a dit…

Il y a des erreurs dans la classification que vous présentez et sur les particularités des types.

Les principaux types sont :

A. Carcinomes à petites cellules, parmi lesquels
-A1. Forme diffuse, hélas fréquente parmi les CBPC
-A2. Forme limitée
Contrairement à ce qui est dit dans votre dossier, il s'agit de cancers assez chimio-sensibles, si bien qu'on obtient souvent de bons résultats dans les premières lignes de traitement. Hélas, dans la forme diffuse, la rechute et la progression sont rapides et avec les résistances acquises vient un point où on ne sait plus stopper la propagation métastatique.

B. Carcinomes non à petites cellules, parmi lesquels :
B1. Carcinomes à grandes cellules, assez rares
B2. Carcinome épidermoïde, de localisation souvent proximale et donc souvent délicats à opérer ; l'atteinte ganglionnaire est fréquente et précoce. Ils sont souvent plus chimio-sensibles que les adénocarcinomes.
B3. Adénocarcinomes, avec divers sous-types assez différents par leurs caractéristiques histologiques et leur pronostic (solides, brochioloalvéolaires, mixtes). Les formes solides se présentent comme une tumeur souvent distale (localisations dans des bronches terminales) ; ils présentent un risque d'extension métastatique assez précoce. Les formes bronchioloalvéolaires, à développement lent et peu enclines à métastaser, "tapissent" le parenchyme pulmonaire et non les bronches. Les adénocarcinomes sont les moins liés au tabac statistiquement. Ils représentent une part croissante des cancers du poumon. Ils sont hélas souvent peu chimio-sensibles. Les mutations génétiques sont diverses ; certaines répondent bien à certains traitements ciblés, d'autres très peu.